Perte de plage dynamique
dans les conversions

Si la perte de certaines couleurs lors d'une conversion est un concept assez facile à comprendre, la perte de plage dynamique d'un média par rapport à un autre est plus subtile. La plage dynamique d'une imprimante sera limitée par la luminance du papier qui généralement se situe autour des 100 : 1 sous un éclairage classique. La plage dynamique d'un écran est plus élevée et se situe autour de 500 : 1.

Lorsqu'on fait une conversion depuis un profil souce proche de celui d'un écran comme le sRGB vers le profil d'une imprimante, il y a bien sûr perte de couleurs dans certaines zones, mais surtout une importante perte de plage dynamique qui se traduit par une compression tonale. Sur l'un la gamme tonale est riche, sur le second, elle est plus pauvre : il est donc impossible de reproduire à l'identique l'image de l'écran sur une feuille de papier. Cela va se traduire par une perte de contraste sur la version imprimée qui prive l'image d'une certaine profondeur.

Perte d'echantillonnage

Non seulement la plage dynamique est plus réduite sur une impression par rapport à un écran, mais l'échantillonnage lui-même est plus réduit. En informatique l'échantillonage le plus courant est constitué de 256 valeurs. Dans le modèle CMJN l'échantillonage n'est plus que de 101 valeurs distinctes. Plus de la moitié des informations sous perdues lors de la conversion. Cela se traduit dans la pratique par une perte de modelé dans les images.

Il existe en imprimerie un autre phénomène qui limite aussi la plage dynamique. Les points de trame très fins qui correspondent à des valeurs d'encrage de 1 à 3 %, mais aussi entre 97 et 99 % se bouchent et font perdre les valeurs correspondantes.