Sans la gestion des couleurs

Avant la gestion de la couleur et l'utilisation des profils colorimétriques, on parvenait tant bien que mal à contourner le problème de la cohérence des couleurs entre deux écrans. Alors bien sûr on avait la représentation colorée à l'écran, mais aussi des valeurs chiffrées correspondantes à cette couleur : par exemple une couleur bleue est notée RVB = 63, 121, 255. Et la tentation était facile de considerer ces nombres comme représentatifs d'une couleur réelle. malheureusement dans la pratique, il n'en n'est rien car ces numéros RVB ne représentent que l'aptitude particulière d'un matériel à reproduire les couleurs. Ils ne sont qu'une jauge mesurant une quantité de colorant primaire.

Fig. 1. Une couleur RVB n'aura jamais la même représentation d'un écran à l'autre.

Pour contourner ce problème de non concordance des couleurs, on pourraitt être tenté de modifier le fichier afin de l'assombrir un peu afin que la couleur soit la bonne sur le deuxième écran (fig. 2). Mais cela voudrait dire que le deuxième écran est la référence et que le premier est faux, mais en fait rien ne permet de définir lequel des 2 doit être la référence. D'autant plus que sur un troisième écran la couleur serait encore différente

Fig. 2. Modifier les couleurs d'un fichier pour qu'elle s'adapte à un autre périférique n'est jamais la bonne solution.

La leçon que nous retiendrons de ces difficultés est que les nombres qui caractérisent les couleurs dans un fichier RVB (ou CMJN) sont ambigus et ne décrivent jamais une couleurs précise et que la solution qui consiste à modifier les données numériques des fichiers n'est pas la bonne.